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Sensibilisation dans les écoles

  Nous vous proposons de sensibiliser vos élèves de 4, 5 et 6e primaire sur le thème de l’énergie via des expériences pédagogiques et des échanges.

Sensibilisation dans les écoles: 


Bienvenue sur l’espace de partage à destination des écoles sur la transition énergétique 

Qu’il s’agisse de petits gestes ou de grands projets, chaque action compte. Découvrez les initiatives des écoles de nos 9 communes, inspirez-vous, et pourquoi pas… partagez la vôtre !  

Cette année, l'école communale des Gottes de Modave, l'école libre d'ochain et l'école communale de Anthisnes participent au challenge « Génération Zéro Watt ». Objectif réduire la consommation énergétique de l'école en traquant les consommations inutiles. 

À l’initiative de Monique Marchand, coordinatrice Pollec de la commune de Clavier, cinq après-midis autour de l’énergie ont été organisés en collaboration avec le GAL Pays des Condruses. Au programme : pédaler pour produire de l’énergie, arracher des électrons, jouer avec l'électricité statique, observer les effets de champs électromagnétiques, manipuler des vannes pour stabiliser la tension, et bien d'autres choses, …

Enfin, à l’initiative d’enseignants du territoire, deux après-midi consacrés à la chaleur ont été organisés à Modave et à Clavier. L’occasion d’explorer le monde en vision infrarouge grâce à nos caméras thermiques, à la recherche des déperditions et des transferts de chaleur.

Intéressés par nos animations ? N’hésitez pas à nous contacter !

Opération Génération Zéro Watt

L'Asbl Besace avec le soutien de la Région Wallonne et de Science Infuse de l’UCL accompagne 3 écoles de notre territoire qui ont été retenues pour le Défi Génération zéro Watt 2025-26

Le 30/09/2025, l’école des Gottes située sur la commune de Modave a inauguré le lancement de l’opération Génération Zéro Watt 2025. Le dossier de candidature de l’école des Gottes ayant été retenu, elle rejoint désormais 40 autres écoles pour relever le défi de réduire d'au moins 10% la consommation d’électricité de l’établissement.

Après une matinée de prise de contact et de sensibilisation sur la production d’énergie et le réchauffement climatique, les élèves de Madame Nathalie ont été officiellement désignés comme classe pilote. Leur mission ?

D’octobre à mars, ces élèves deviendront les "inspecteur·rices Énergie" de l’école. Accompagné·es d’animatrices spécialisées, ils et elles mèneront une chasse aux gaspillages à l’aide d’instruments de mesure pour tenter de réduire la consommation d’électricité de 10% ou plus. L’objectif est de supprimer les consommations inutiles et de viser le « zéro watt » pendant les heures creuses (nuit, week-ends et congés).

Les élèves réaliseront un audit énergétique de l’école, identifieront des actions concrètes pour réduire la consommation et mobiliseront les autres classes autour de ces initiatives.


C'est l'ASBL Besace qui organise ces animations. Vous la retrouverez ici : https://www.besace.be/

Si vous êtes intéressés par les supports pédagogiques, voici quelques liens utiles (tous niveaux )  :

https://energie.wallonie.be/fr/outils-pedagogiques.html?IDC=6932

https://sciencesaemporter.be/   

Le Gal pays des condruses vient en soutien aux équipes pédagogiques qui se sont lancées dans ce défi et espère ainsi susciter d'autres initiatives ou projets de décarbonation. 

Animation "Watt et sobriété"

Le Gal pays des condruses vous propose une animation à destination des P5-P6 . 

L'expérience débute par un défi, produire suffisamment d'électricité pour recharger un smartphone. Les élèves se relaient sur un vélo générateur , pédalant pour actionner une génératrice. Elle rend palpable la notion de puissance (en watts), perçue comme la « force » instantanée de l'énergie produite par l'effort. Elle révèle surtout la différence entre cette puissance et la quantité d'énergie nécessaire pour accomplir une tâche, qui dépend du temps : il faut pédaler assez fort (puissance) et assez longtemps (temps) pour accumuler l'équivalent énergétique d'une charge, une réalité souvent masquée par la simplicité d'une prise murale.

Fort de cette expérience, on affine la compréhension en s'attaquant à un outil familier mais souvent méconnu : l'étiquette énergétique. L'objectif est de comprendre qu'un appareil puissant (comme un grille-pain de 1500 W) n'est pas forcément le plus énergivore sur l'année, car il n'est utilisé que quelques minutes par jour. Le classement (A++, A+, B, etc.) intègre justement cette dimension : il évalue la consommation réelle d'un appareil, qui dépend d'un trio indissociable : sa puissance, son temps d'utilisation et son efficacité énergétique (sa capacité à utiliser l'énergie à bon escient, sans gaspillage). Un lave-linge de classe A peut ainsi, sur un cycle, consommer moins d'énergie qu'une vielle ampoule de classe D utilisé fréquemment.

Vous souhaitez réaliser votre vélo générateur ? On vous explique tout ici :  https://www.galcondruses.be/blog/energie-6/notre-velo-generateur-d-electricite-de-nouveau-en-piste-86

Le vélo est également disponible en prêt pour vos projets de sensibilisation ou animations ( 2 modèles 20 et 26 pouces).


Animation "Transport de l'énergie"

Le Gal pays des condruses vous propose une animation en 3 parties à destination des P3-P4

Première partie : les sources d’énergie et leur transport 

Nous commençons par explorer les moyens de transport des différentes sources d'énergie fossile. Le pétrole voyage principalement par d'immenses bateaux-citernes (pétroliers) ou via des pipelines, ces conduites souterraines qui traversent parfois des continents. Le gaz naturel emprunte lui aussi un vaste réseau de gazoducs souterrains, mais il peut également être liquéfié et transporté par méthanier. Le charbon, quant à lui, est principalement acheminé par train ou par bateau. En parallèle de ces flux physiques de matières premières, l'électricité parcourt les territoires sur une toile d'araignée faite de câbles : le réseau électrique. Ces lignes, des hautes tension aux basses tension, relient les lieux de production aux villes et villages.

Deuxième partie : L'Électricité – Conducteurs et Isolants

Pour comprendre comment circule l'électricité dans ces câbles, nous passons au test des matériaux (conducteurs et isolants) avec un électroscope. Ils découvrent ainsi qu'un conducteur, comme le cuivre ou l'aluminium, laisse passer le courant, tandis qu'un isolant (plastique, bois sec, caoutchouc) l'arrête. Cette expérience nous mène naturellement à l'observation d'un fil électrique dénudé : son cœur est un conducteur métallique, enveloppé d'une gaine isolante essentielle à notre sécurité pour éviter tout contact direct avec le courant.

Troisième partie : Le Défi du Réseau Électrique Moderne

Le paysage énergétique a profondément changé. Aujourd'hui, la production est de plus en plus décentralisée et diversifiée par les énergies renouvelables. L'alimentation ne va donc plus seulement des grandes centrales vers les consommateurs ; elle peut aussi venir de milliers de toits solaires ou de parcs éoliens locaux. Ce bouleversement pose un défi technique majeur : l'équilibre instantané entre production et consommation. Contrairement au pétrole que l'on peut stocker dans un réservoir, l'électricité se stocke très difficilement. Le réseau doit à chaque seconde ajuster la production à la demande. Ce défi est amplifié par l'intermittence des énergies solaire et éolienne, qui dépendent du soleil et du vent.

Pour rendre concret cet équilibre délicat, nous terminons par une analogie animée avec un réseau d'eau. Imaginez un grand château d'eau (la production) alimentant une ville (la consommation) par des tuyaux (le réseau). Les robinets qui s'ouvrent et se ferment représentent la demande variable. Maintenant, ajoutez plusieurs petites sources d'eau alimentant le réseau (les énergies renouvelables), mais dont le débit est irrégulier (il pleut, le soleil disparait). L'animation consiste à maintenir le niveau d'eau stable dans le système en ajustant les consommations aux apports des sources variables, pour éviter la "sècheresse" (coupure) ou le "débordement" (surcharge). Cette métaphore visuelle permet de saisir l'équilibre permanent et la complexité de la gestion d'un réseau électrique moderne intégrant les énergies renouvelables.

L'animation se termine par une observation de la tension du réseau dans la classe à l'aide d'une prise connectée.


Animation "Conservation de l'énergie et entropie "

Le Gal pays des condruses vous propose une animation à destination des P5-P6 en deux partie 

première partie la chaleur : 

L'activité vise à la déconstruction d'une idée reçue : nous n'avons pas "de la chaleur" dans un corps, comme nous aurions de l'eau dans un verre. À la place, nous introduisons la notion de transfert d'énergie thermique. La chaleur est le nom que l'on donne à l'énergie lorsqu'elle voyage d'un endroit à un autre. Ce voyage n'a lieu que sous une condition essentielle : l'existence d'une différence de température.

Jeu “chaud/froid” avec objets pour faire sentir que sensation ≠ température réelle. Suivi d’une validation température avec utilisation de caméra infrarouge. Les élèves observent et constatent que l'équilibre se fait toujours, invariablement, du système le plus chaud vers le système le plus froid. C'est un sens unique, spontané et inéluctable : l'énergie thermique quitte l'objet chaud pour réchauffer l'objet froid, jusqu'à ce que leurs températures s'égalisent. Il n'y a pas d'échange de "froid", seulement un transfert d'énergie.

C'est en saisissant cette loi physique que l'on comprend le défi quotidien de nos habitats. En hiver, l'intérieur de nos maisons (à 20°C) est un système chaud, tandis que l'extérieur (à 5°C) est un système froid. L'énergie thermique de notre logement a une tendance naturelle et spontanée à fuir vers l'extérieur pour équilibrer les températures. Le but de l'isolation n'est pas de "créer" de la chaleur ou d'arrêter ce processus, ce qui est impossible, mais de ralentir au maximum ce transfert. En plaçant des matériaux isolants sur les parois, nous créons une barrière qui rend le "voyage" de l'énergie thermique beaucoup plus difficile et long. Cela permet de maintenir la chaleur à l'intérieur avec moins d'énergie dépensée pour le chauffage.

  • Mise en évidence des échanges d’énergie entre deux corps
  • Expérimentation sur les modes de transfert de la chaleur : conduction, convection naturelle et forcée (convection : conduction + mouvement) et rayonnement (onde électromagnétique). Exemples : bouillotte, sèche-cheveux, radiateur
  • Comparer la conductivité thermique de différents matériaux (bois, plastique, pierre, métal, …)

Quand l’énergie passe d’un objet à un autre, elle voyage de deux façons très différentes : le Transfert par le TRAVAIL (Le mouvement organisé) et le transfert par la CHALEUR (Le mouvement désordonné).

Deuxième partie : La conservation de l'énergie et l'entropie

Nous posons d'abord un constat simple : l'énergie est ce qui permet d'agir sur le monde – chauffer, déplacer, éclairer, faire fonctionner. Puis nous introduisons un principe extraordinaire, celui de la conservation de l'énergie. L'énergie ne peut ni se créer à partir de rien, ni disparaître en rien. Elle ne fait que se transformer, passant d'une forme à une autre comme un caméléon change de couleur.

À chaque étape, l'énergie se métamorphose. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Le pendule de Newton, le démontre de manière éloquente : l'énergie mécanique (mouvement) se transmet presque parfaitement d'une bille à l'autre, se conservant dans les clics rythmés des impacts.

Mais cette belle démonstration de conservation cache une réalité cruciale. Dans le monde réel, le pendule finit par s'arrêter. Où est passée l'énergie ? Elle a été transformée, par les frottements et le bruit, en une forme moins noble : de la chaleur diffuse, imperceptible, dispersée dans l'air ambiant. C'est le concept d'entropie – la tendance naturelle et irréversible de l'énergie à se dégrader, à passer de formes concentrées et "utiles" (comme l'électricité ou le mouvement) à une forme dispersée et "inutilisable" (la chaleur ambiante à température uniforme).

L'énergie totale est conservée, mais sa qualité, sa capacité à agir, diminue sans cesse. Cette compréhension change radicalement notre vision de la consommation. Chaque fois que nous utilisons de l'énergie, nous puisons dans une réserve pour la convertir, inéluctablement, en chaleur diffuse et désordonnée. L'énergie se conserve, mais elle s'use. Éviter les gaspillages, choisir des appareils efficaces, c'est ralentir cette dégradation inéluctable.

Animation "Courant électrique"

Le Gal pays des condruses vous propose une animation à destination des P5-P6 

Réalisation d’une pile patate : Allumer une LED avec plusieurs pommes de terre (en série) Rappel : En laboratoire, on ne mange ni ne boit ce qui a servi aux expériences.

Il s’agit d’une pile à hydrogène : Le clou en zinc se dissout lentement dans le jus légèrement acide de la pomme de terre. En se dissolvant, il libère des charge – (électrons). Le zinc (chargé d'électrons) devient le pôle NÉGATIF de notre pile. La pièce de cuivre ne se dissout pas, c’est un métal noble comme l’or. Elle sert de conducteur pour les charges – (électrons) cédés par le Zinc, son rôle est justement de ne pas accumuler les charges (électrons), mais de les transférer immédiatement à l'acide environnant.  Le cuivre très bon conducteur transfère les électrons en surplus vers l'acide de la pomme de terre pour former un gaz (dihydrogène H₂). En "consommant" des charges négatives (électrons), le cuivre présente un manque d’électron et devient le pôle POSITIF de notre pile. Le cuivre permet ce flux de charges négatives (électrons) du zinc vers le cuivre, c'est le courant électrique.

Le zinc se sacrifie pour fournir des charges négatives (électrons), qui voyagent via le fil vers le cuivre pour y rencontrer l'acidité et former un gaz. Ce voyage organisé des électrons, c'est notre électricité. Il se poursuit tant qu’il y a de l’acide dans notre pomme de terre et/ou tant que le zinc n’est pas complètement dégradé. (À l'intérieur de la pomme de terre, les charges positives se déplacent pour faire le chemin inverse et boucler la boucle). 

La différence de charges entre les deux pôles de notre pile crée une "pression électrique" ou l’envie de ce transfert (la tension) comme de l'eau en haut d'un barrage. On l'appelle la tension. La LED prouve que le transfert a réellement lieu et qu'il est assez puissant pour faire un travail utile (produire de la lumière), comme la turbine dans un barrage hydroélectrique.  (Analogie avec un barrage et une hauteur de chute)



Tuto vélo générateur

Récupérez un vélo et transformez-le en vélo générateur d’électricité sans danger : on vous explique ici ce dont vous avez besoin

https://www.galcondruses.be/blog/energie-6/notre-velo-generateur-delectricite-de-nouveau-en-piste-86 


























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