Des expériences pilotes présentes sur le territoire des 9 communes du GAL:
Retrouvez ici les expériences pilotes présentes sur le territoire du GAL Pays des Condruses
Installation photovoltaïque + batterie en off-grid à Ferrières
Avant l'installation des panneaux photovoltaïques, la consommation annuelle de la ferme ( 500 chèvres ) s’élevait à environ 60 000 kWh, auxquels s’ajoutaient quelque 85 000 kWh nécessaires au séchage du foin. Le système photovoltaïque a permis à l’exploitation de réduire considérablement sa dépendance au réseau électrique et aux énergies fossiles.
Aujourd’hui, la ferme est équipée de 375 kWc de panneaux photovoltaïques (soit 750 panneaux de 500 W), de 400 kVA d’onduleurs ( 10 de 40 ) et d’une batterie de stockage d’une capacité de 1,14 MWh.

L’installateur a volontairement surdimensionné les onduleurs, car le système fonctionne en mode off-grid (hors réseau) et doit être capable de fournir instantanément la puissance nécessaire. Il est essentiel de pouvoir répondre aux pics de consommation électrique.
Les batteries et les panneaux solaires ont donc été couplés à des onduleurs de forte puissance. En cas de forte sollicitation, le système peut ainsi combiner l’énergie produite en temps réel par les panneaux et celle stockée dans les batteries, afin de répondre efficacement à la demande.
L’installation est équipée de batteries lithium fer phosphate (LiFePO₄ ou LFP) de 280 Ah et 50 V. Ce type de batterie est de plus en plus utilisé dans les systèmes off-grid en raison de sa durée de vie élevée, estimée entre 15 et 17 ans, avec un nombre de 6000 à 8000 cycles de charge/décharge.
Les batteries sont composées de groupes de cellules (de 3,3 V) qui sont mis en série, avec des regroupements parallèles pour atteindre les 51,2 V.
Huit batteries sont mises en série (le + d’une batterie est connecté au − de la suivante) pour former une tour de 410 V et de 280 Ah (Monter en tension permet de ne pas avoir de trop grosses sections de câble au niveau des batteries).
Une tour, c’est une capacité de 114 kWh (410 × 280). Il y en a 10, pour un total de 1,14 MWh.
Chaque tour est reliée à son onduleur, eux-mêmes branchés en parallèle les uns avec les autres.
On obtient un courant total de 577 A pour une puissance apparente de 400 kVA (Puissance apparente = √3 × U × I = √3 × 400 × 577 = 400 kVA).
L’installation est en triphasé, avec des câbles de 300 mm² par phase.
Le système utilise le groupe électrogène de 400 kVA en cas de manque de production photovoltaïque, mais celui-ci est utilisé en dernier recours.
En cas de surproduction de l’installation solaire, au lieu d’utiliser les quatre entrées MPPT (suivi du point de puissance maximale) de l’onduleur, une seule entrée reste active, tandis que les autres sont mises à l’arrêt (en circuits ouverts).
Contrairement à certains onduleurs qui ventilent ou s’auto-consomment pour dissiper le surplus d’énergie, ici, la production des panneaux est simplement freinée.


(Plus d’info : https://www.bsolarsystem.com/installations-agricole )
L'objectif principal de la ferme est d'assurer son autoconsommation. Les batteries permettent de gérer la consommation de manière optimale, avec un contrôle précis de la production et de l’utilisation de l’énergie à travers une application mobile dédiée.
Optimisation de l’utilisation de l’énergie et retour sur investissement
L'installation des panneaux photovoltaïques et du système de batterie a permis à la ferme de réaliser d'importantes économies de carbone. Avant l’installation, la ferme consommait environ 40 000 litres de mazout par an. Aujourd'hui, cette consommation a été réduite à 500 litres, tout en garantissant une autonomie énergétique complète. Marc avait fait une demande au GRD, qui réclamait 160 000 € pour le raccordement de son séchoir au réseau, près de la moitié du prix de la batterie.
L’investissement global s’élève à 700 000 € (PV, batterie, borne et régulation), dont 122 000 € d’aide pour les panneaux photovoltaïques (aide agricole de la PAC). L’installation étant hors réseau, elle ne peut bénéficier de certificats verts.
Le retour sur investissement du système photovoltaïque est estimé à 8,5 ans, en se basant uniquement sur l’autoconsommation, avec un LCOE (coût moyen de production d’1 kWh) estimé à 0,08 €/kWh, selon l’installateur.
Si l’on fait une estimation rapide du coût par kWh produit sur 17 ans, on obtient, selon nos calculs, dans le meilleur des cas, un LCOE de 0,10 €/kWh :
(700 000 € − 100 000 € d’aide PAC) / (327 000 × 17) = 0,10 €/kWh.
En utilisant notre logiciel DIMCE, nous estimons :
- une autosuffisance de l’installation PV + batterie à 90 %,
- et une autoconsommation à 37 %.
Selon l’installateur, le potentiel de production photovoltaïque (estimé à 327 000 kWh/an) offre encore des marges d’optimisation économique.
Plus d'info sur le séchoir ici : https://www.galcondruses.be/blog/energie-6/projet-inspirant-installation-photovoltaique-batterie-en-off-grid-a-la-ferme-vanguestaine-mortehan-103

Un réseau de chaleur bois à Marchin
À Marchin, un projet ambitieux de réseau de chaleur a vu le jour, après près de 10 ans de réflexions, d'études, de concertation locale et de recherches de financement. Ce réseau de chaleur, long d’environ 190 mètres, sera alimenté par une chaufferie centralisée fonctionnant aux plaquettes de bois, une énergie renouvelable locale. Il desservira six bâtiments communaux et permettra une réduction significative des émissions de CO₂.


L’idée a émergé en 2016, lorsqu’un acteur privé a introduit un permis pour développer un réseau de chaleur basé sur la biométhanisation. Ce projet offrait une opportunité de raccorder les bâtiments publics de la commune, mais il a rapidement suscité une levée de boucliers parmi les citoyens. Le projet est alors abandonné, notamment en raison de l’opposition des agriculteurs locaux, qui refusaient de fournir la matière première nécessaire. Les nuisances liées aux nombreux transports (charrois) qu’impliquait ce projet risquaient, de nuire à la cohabitation entre agriculteurs et riverains.
C’est dans ce contexte qu’un agriculteur local interpelle l’Agence de Développement Local (ADL) de Marchin avec une alternative : pourquoi ne pas utiliser les déchets de bois, abondants sur le territoire, pour chauffer les bâtiments communaux ? Cette piste, plus respectueuse du cadre de vie local, offrait aussi une opportunité économique : l’agriculteur en question pourrait se charger de produire les plaquettes de bois.
Dès 2017, l’ADL se met au travail avec la FRW, facilitateur bois énergie. Ensemble, ils mènent une première analyse de faisabilité, en récoltant des données sur les bâtiments et leurs consommations énergétiques. Cette étude met en lumière la nécessité d’améliorer la régulation des installations existantes.
En 2018, une étude de pré-faisabilité plus poussée est présentée au Collège communal. Les résultats sont encourageants : le projet est rentable tant sur le plan écologique qu’économique. L’investissement estimé s’élève à 420.000 € TVAC, avec un taux de subsides UREBA de 30 %. Le retour sur investissement serait compris entre 14 et 19 ans, avec une économie de 167,6 tonnes de CO₂ par an.
L’année 2019 marque une nouvelle étape avec l’analyse technique du système de régulation en place réalisée par l'entreprise Watt’s Up et financé par le GAL Pays des Condruses dans le cadre de ses missions d'accompagnement des communes. Les éléments techniques sont précisés : modernisation des tableaux de puissance, régulation des sous-stations, interconnexion des équipements, gestion centralisée via internet, etc.
En 2021, la commune saisit l’opportunité d’un appel à projets en faveur du climat. Le budget est réévalué à 503.500 € TVAC, intégrant l’étude de la FRW actualisée et l’estimation de Watt’s Up. Cette fois, le projet est subsidié à 80 % via le programme POLLEC, ramenant le temps de retour sur investissement à seulement 5 ans. Le réseau permettrait alors de couvrir 95 % des besoins énergétiques des bâtiments concernés, avec une économie annuelle de 202 tonnes de CO₂.
Le subside est officiellement obtenu en janvier 2022, mais des bouleversements dans les services communaux retardent quelque peu l’avancée du dossier, faute de ressources administratives et techniques suffisantes. Toutefois, la volonté politique de faire aboutir ce projet reste forte. Un marché de services est lancé pour externaliser certaines tâches et bénéficier d’un accompagnement spécialisé.
C’est le GAL Pays des Condruses qui jouera ce rôle, avec Watt’s Up pour l’expertise technique et Maître Jaminon pour l’accompagnement juridique. Le contexte mondial (crise du Covid, guerre en Ukraine, flambée des coûts de l’énergie) complique les choses, mais le projet tient bon.
Le budget global, études comprises, atteint finalement 1.166.198 € TVAC. C’est l’entreprise COOPEOS qui remporte le marché public. En plus de concevoir et réaliser le réseau de chaleur, elle assurera pendant 10 ans la maintenance, la gestion des cendres et la fourniture du combustible. Le contrat complet s’élève à 1.584.817 € TVAC.
Le réseau permettra alors de couvrir 100 % des besoins en chauffage des bâtiments communaux raccordés, avec une économie de 240 tonnes de CO₂ par an. Le besoin en plaquette forestière est estimé à 900 m³/an dont 90 90 m³/mois en période hivernale.
Le 7 novembre 2024, le dossier de permis est officiellement déclaré complet. Les travaux ont été lancés durant le premier semestre 2025 et finissaient en septembre 2025.

La chaufferie bois, équipée de deux chaudières de 240 kW, est installée dans un bâtiment spécialement construit pour le projet. Le bois est stocké dans un silo de 160 m³, attenant au local de la chaufferie.
L’ensemble du système d’alimentation et de chauffe est doublé afin de garantir la continuité du service en cas de panne.
Un réseau de chaleur enterré de 200 mètres permet d’alimenter six bâtiments communaux en chaleur durable : le hall sportif, la bibliothèque, le CPAS, l’administration communale, l’école communale et les modules extrascolaires.
Un projet né d’une initiative citoyenne
Ce projet est exemplaire à plus d’un titre. Il montre qu’un rejet citoyen peut ouvrir la voie à une solution alternative plus durable, plus locale, et mieux acceptée. Il prouve aussi qu’avec de la persévérance, de la concertation et une vision politique à long terme, une idée née d’un simple échange entre un agriculteur et l’ADL peut, dix ans plus tard, se concrétiser en une réalisation ambitieuse.
Plus d'info: https://www.coopeos.be/references/commune-de-marchin

Ochain Energie, concrétisation d'un projet d'un jeune agriculteur
À Ochain, un projet exemplaire de biométhanisation a vu le jour après plusieurs années de réflexion, de travail collectif et d’engagement citoyen. L’unité de cogénération, aujourd’hui pleinement opérationnelle, est le fruit d’un partenariat entre quatre acteurs complémentaires : deux coopératives citoyennes (Condroz Énergies Citoyennes et Émissions Zéro), un agriculteur local (Grégory Racelle) et une entreprise spécialisée en cogénération basée à Liège (Coretec).
L’histoire commence dès 2009-2010, lorsque le GAL Pays des Condruses mène une étude sur le potentiel de développement de la biométhanisation sur son territoire composé alors de 7 communes. Ce travail identifie 19 sites pertinents où la ressource agricole (essentiellement les effluents d’élevage) pourrait être valorisée efficacement pour produire de l’énergie. L’un de ces sites se trouve à Clavier, où naîtra le projet Ochain Énergie.
Le projet d’Ochain prend réellement forme à partir de 2011. Il faudra sept années de maturation avant que l’unité de biométhanisation produise ses premiers kilowatts en juillet 2017. Une étape clé est franchie en 2016, lorsque la société Ochain Énergie devient une coopérative à responsabilité limitée (SCRL), rendant possible l’entrée d’investisseurs tels que BNP Paribas Fortis et Meusinvest, et le lancement concret du chantier.
Aujourd’hui, cette unité produit à la fois de l’électricité, de la chaleur et du digestat, un engrais naturel issu du processus de méthanisation. Chaque année, 20.000 tonnes de déchets organiques sont valorisées, dont :
- 65 % proviennent des fermes voisines (effluents d’élevage) ;
- 20 à 25 % de cultures intercalaires (cultures entre deux saisons agricoles et utilisées souvent comme pièges à nitrates pendant l’hiver) ;
- Le reste étant constitué de déchets agroalimentaires : pelures d’oignons, restes de pommes de terre, tontes de pelouses, etc.
Tous ces intrants sont collectés dans un rayon de maximum 10 à 20 km, garantissant un approvisionnement local et limitant les transports.
La production annuelle d’électricité permet de couvrir les besoins de 1.500 foyers ( consommation moyenne d'un ménage 3.500 kWh/an). Un réseau de chaleur a également été mis en place, permettant de chauffer le Château-home voisin de l'unité ( moins de 1km), renforçant ainsi l’ancrage local du projet. Grâce au procédé de biométhanisation, les nuisances olfactives sont fortement réduites par rapport à un stockage classique des effluents.
Ce projet d’Ochain illustre parfaitement la transition énergétique à échelle locale : il valorise les ressources agricoles du territoire, crée de la valeur économique et environnementale, tout en s’inscrivant dans une dynamique citoyenne et coopérative.
https://www.youtube.com/watch?v=FLraeeUVnlY ou https://www.youtube.com/watch?v=iiUd0xcdW8U
Éole Modave : un projet d’énergie citoyenne
En 2018, cinq éoliennes sont mises en service sur le territoire de la commune de Modave, au lieu-dit " Les Trinitaires". Parmi elles, une est exploitée par la coopérative citoyenne Éole Modave, fondée en janvier 2017. Cette coopérative réunit comme actionnaires la commune de Modave, des citoyens ainsi que des entreprises locales.
Entièrement financée par 80 coopérateurs, cette éolienne représente l’aboutissement d’un projet lancé dès 2008. La commune a mis sur la table 350.000 euros et les habitants 300.000 euros. Les parts ont une valeur de 250 euros qui donne droit à un dividende de 6% maximum. Cette éolienne citoyenne représente un investissement de l’ordre de 4,2 millions d’euros, le reste du capital est financé par un emprunt bancaire remboursable en 11 ans.
Les quatre autres éoliennes du parc sont exploitées par Wind4Wallonia, une société issue d’un partenariat public-privé (50/50) entre ENGIE Electrabel et cinq intercommunales wallonnes : IBW, IDEFIN, IEG, SOFILUX et IPFH (qui regroupe IDEA, IDETA et IGRETEC).
Deux nouvelles éoliennes en projet
Aujourd’hui, Éole Modave ambitionne de compléter le parc existant avec deux nouvelles éoliennes citoyennes. Une demande de permis unique de classe 1 a été déposée auprès de la commune en vue de leur implantation. L’enquête publique s’est tenue du 12 janvier au 10 février 2025, offrant aux habitants la possibilité de consulter le projet et de faire entendre leur avis auprès du service environnement. Le collège a remis sont avis favorable à une des deux éoliennes, pour autant qu’elle respecte la distance légale de 400 mètres avec la plus proche habitation.
En permettant aux citoyens d’investir directement dans la production d’énergie renouvelable, la coopérative assure que les bénéfices générés profitent à la collectivité. Comme le souligne Éric Thomas, deuxième échevin : " Si le vent appartient à tous, les retombées financières doivent aussi revenir à la communauté locale. »
Chaque année, l’éolienne citoyenne produit environ 5 600 MWh, soit l’équivalent de la consommation électrique de 1 800 foyers. Elle permet d’éviter l’émission de 2 500 tonnes de CO₂ par an.

Chaudière biomasse (pellets) sur le site de l'ATL des Avins à Clavier
En construction
La coopérative énergétique Condroz Énergies Citoyennes
La Coopérative Condroz Énergies Citoyennes (CEC) a été fondée en 2013 sous la forme d’une association de fait réunissant des acteurs locaux (ADL, communes, GAL, citoyens, …) désireux de soutenir la transition énergétique dans la vallée du Hoyoux, une région riche en anciens moulins et disposant d’un fort potentiel de production hydroélectrique.
(photo de 2014 avec les premiers acteurs locaux à l'origine de l'initiative)
L’objectif initial était de mobiliser des fonds pour rénover ces anciens moulins et développer des projets hydroélectriques. Plusieurs sites ont été étudiés, mais ces premiers projets n’ont pas (encore ?) pu se concrétiser en raison de divers obstacles.
Face à ces difficultés, la coopérative a choisi de rediriger ses efforts vers d’autres projets plus prometteurs, notamment la biométhanisation, qui donnera naissance à Ochain Énergie.
Le GAL a facilité la création de la coopérative Condroz Energies Citoyennes, active dans le
développement de l’hydro-électricité (www.coopcec.be). Un soutien de Restor Hydro (Energie
Intelligente pour l’Europe) a été obtenu pour réaliser les études techniques (en cours) et une bourse du
plan Marshall 2. Vert (économie sociale et développement durable) a permis de travailler sur des
conventions juridiques (bail emphytéotique) permettant de développer les projets sans devoir acquérir
chaque site.
Pour en savoir d'avantage, rendez-vous ici: https://www.galcondruses.be/blog/energie-6/nous-etions-dimanche-dernier-a-chanxhe-pour-celebrer-les-10-ans-de-cociter-110
Piscine BernardFagne & Co à Ferrières
L’intercommunale « Piscine de Bernardfagne&co » a été créée, sous la forme d’une société coopérative, dont les partenaires sont les deux ASBL de Saint Roch et de Bernardfagne, et les communes d’Anthisnes, de Comblain-au-Pont, de Ferrières, de Hamoir, de Manhay et d’Ouffet.
Cette intercommunale a pour mission la rénovation et la gestion de la piscine située dans les locaux du Collège Saint-Roch à Ferrières, sur lesquels elle dispose d’un bail emphytéotique de 30 ans. Elle a également pour objectif d’encourager la pratique de la natation, tant au niveau scolaire que non scolaire, avec une priorité accordée aux élèves des écoles des communes fondatrices.
Grâce à ce projet, la piscine a pu bénéficier d’une rénovation en profondeur, visant notamment à :
- récupérer et distribuer les eaux de pluie ;
- traiter les eaux du bassin de natation par un système d’électrolyse ;
- mettre en place une unité de cogénération d’une puissance de 69 kVA (50 kWe) alimentée au propane ;
- installer des panneaux photovoltaïques d’une puissance de 100 kWc.
Le projet a été subventionné par INFRASPORTS dans le cadre du Plan Piscine.
Laissez-vous tenter par une plongée dans ce beau bassin : https://piscinedebernardfagne.be/index.php/notre-piscine/

Chaudière à pellet dans un bâtiment classé à Hamoir
En construction
La domotique au service de l'optimisation
En construction
Une borne de rechargement comme outil de flexibilité
En construction

