Introduction
(Dernière mise à jour 29 décembre 2025)
Avant toute chose, nous vous conseillons d’isoler votre habitation, car 70% de la dépense énergétique des ménages est consacrée au chauffage. ce n'est qu'ensuit qu'il sera pertinent de choisir un nouveau système de chauffage et de le dimensionner en fonction de vos nouveaux besoins. En effet, la modernisation d'une installation ne permet en général qu'une réduction maximale d'environ 30% de la consommation de chauffage; l'isolation reste donc la priorité.

Source : https://economie.fgov.be/fr/publications/analyse-de-la-consommation-
Chaudière à Mazout
En mars 2023, le Gouvernement wallon a adopté la révision de son Plan Air Climat Énergie (PACE) 2030. Le PACE est la feuille de route de la Wallonie pour atteindre son objectif 2030 de réduction de -55 % d'émissions de Gaz à effet de serre (GES). Il prévoit notamment la fin des installations de chauffage au mazout et au charbon. Selon, le SPW il reste environ 687 500 chaudières au mazout en Wallonie en 2024 (environ 1 ménage sur 2).
Le calendrier défini dans le PACE prévoit les échéances suivantes :
- Dans les bâtiments neufs, l'installation d'appareils de chauffage au mazout ou au charbon) sera interdite à partir du 1er mars 2026.
- Pour les bâtiments existants, en cas de remplacement d'une ancienne installation, l'interdiction n'a pas encore été définie, la date du 1er janvier 2030 a été évoquée.
Pour le Gaz fossile, le PACE 2030 prévoit également une stratégie de sortie car même si le gaz naturel est un combustible « plus propre » que les autres énergies grises, il reste une ressource non renouvelable. Le gouvernement wallon n’a cependant pas encore pris d’engagement concret en la matière, car sur le chemin de la transition le gaz reste encore une bonne option transitoire.
L’avenir des chaudière au gaz n’est donc pas encore défini puisque le Gouvernement wallon a adopté le 16 mai 2024 un arrêté permettant la reconnaissance du caractère renouvelable ou bas carbone du gaz consommé en Wallonie par le biais du système des « garanties d’origine ». Cette reconnaissance devrait permettre de soutenir notamment la filière bio-méthanisation. Nos chaudières propane pourraient dès lors être reconvertie en chaudière biogaz appelé aussi gaz vert, 100% renouvelable.
Aujourd’hui, les primes régionales encouragent la pompe à chaleur (ECS, chauffage ou combinée), la chaudière biomasse, le poêle biomasse (uniquement s’il chauffe plusieurs pièces), le chauffe-eau solaire. Les montants de base des primes varient avec un coefficient multiplicateur de 1 à 6 selon la catégorie de revenus de votre ménage (R1 à R5).
Plus d'informations sur les primes (régime soutien temporaire 2025-2026) : https://energie.wallonie.be/fr/aides-et-primes.html?IDC=10717
Attention, les primes ne sont accessibles que si vous passez par une entreprise agrée. Il est à noter que si vous optez pour changer votre installation au mazout, vous devrez mettre hors service votre ancienne cuve à mazout, ce qui représente un coût non négligeable.
Pour tenter d’y voir plus clair, nous allons passer en revue les différentes alternatives envisageables.
Le modèle idéal semble être la solution « hybride ». Elles consistent à placer une pompe à chaleur électrique de puissance usuelle (de l’ordre de 10 kW thermiques) qui fonctionnerait de manière prioritaire tout en étant associée à une chaudière. Cette dernière pourrait encore être à combustible fossile : gaz ou mazout. Un autre avantage substantiel de cette solution est d’être bien adaptée à la rénovation énergétique progressive du bâtiment. Au fur et à mesure de la diminution des besoins thermiques, la part de chaleur fournie par la chaudière se réduit avec, au bout du trajet de rénovation, le but est de laisser la pompe à chaleur fonctionner seule et d’abandonner la chaudière associée. Nous reviendrons sur cette solution pour l’étudie en profondeur.
REM : La Société wallonne de Crédit social (SWCS) et le Fonds du Logement des Familles nombreuses de Wallonie (FLW), vous offre la possibilité de souscrire à des prêts à taux zéro (TAEG 0%) pour financer vos travaux de rénovation ou économiseurs d’énergie. Ces crédits peuvent varier entre 1000 € et 60.000 € et la durée du crédit ne peut dépasser 30 ans.
https://www.swcs.be/solutions/renover
https://www.flw.be/a-propos-du-flw/qui-sommes-nous/offres-de-credits/
Nouvelle chaudière à condensation
Comme nous l’avons mentionné, il est possible de continuer à utiliser du mazout pour le chauffage. Mais attention, il est interdit d’installer des chaudières à mazout dans les nouvelles constructions et l’interdiction du mazout dans les bâtiments existants devrait arriver d’ici 2026 en Wallonie. Il ne sera dès lors plus possible d’installer une nouvelle chaudière au mazout.*
D’autre part, il n’y pas de subvention pour ce type d’investissement, seul des aides sont octroyées pour l’installation de composants additionnels améliorant le niveau de protection de l’environnement des équipements. En effet, les chaudières au mazout sont les plus polluantes en terme d’émission de CO₂ après le charbon. Et si pour l'instant le prix du mazout reste relativement bas, à terme le gouvernement risque de mettre en place des mécanismes mettant fin à cette embellie pour le consommateur final.
Une chaudière à condensation est plus performante qu’une chaudière classique, car elle récupère la chaleur de la vapeur émise par les gaz de combustion pour chauffer l’eau du chauffage. Cette technique permet d’atteindre un rendement plus élevé.

Dans le cas d’une vieille chaudière avec 88% de rendement sur PCI, le passage à une chaudière à condensation va diminuer la dépense énergétique en passant à un rendement de 103%, près de 15% de rendement supplémentaire.
Il faudra également prévoir le remplacement de l’ancien conduit d’évacuation par un système d’évacuation adapté aux chaudières à condensation. Les fumées dégagées par une chaudière à condensation sont plus froides que celles d'une chaudière traditionnelle, une condensation plus importante se produit dans le conduit de la cheminée qui peut dégrader les parois de votre cheminée.
Optez pour un brûleur flamme bleue plus performant qui travail avec une température de flamme plus faible diminuant les rejets des NOx et une meilleur combustion grâce à un préchauffage du combustible.
*
Les mesures relatives aux installations de chauffage au mazout et au charbon ne sont pas encore fixées dans un cadre légal. Il conviendra au futur Gouvernement wallon de se positionner sur ces décisions prises dans le cadre du PACE. En conséquence, les dates du calendrier pourraient être postposées.
Chaudière à condensation gaz
La mise en place d’une chaudière à condensation gaz pourrait permettre de générer entre 17% et 19% d’économie sur la consommation (15% passage à la technologie condensation + 2.2% passage fioul – gaz propane et + 1.9% si gaz naturel disponible) et ce grâce au rendement des installations au gaz plus élevé.
Valeurs de pouvoir calorifique pour les combustibles liés à la technologie des chaudières à condensation :
- Gaz naturel (type H) : PCS = 10.94 kWh/m³N et PCI = 9.88 kWh/m3N, soit PCS = PCI + 10.7%
- Gaz propane : PCS = 13,8 kWh/kg et PCI = 12,78 kWh/kg, soit PCS = PCI + 8.8%
- Mazout (standard) : PCS = 12.67 kWh/kg et PCI = 11.88 kWh/kg, soit PCS = PCI + 6.6%
Les rendements sont meilleurs pour les chaudières au gaz pour deux raisons :
- Une moindre présence d’hydrogène dans le mazout donnant, après réaction, moins d’eau dans les fumées.
- Le point de rosée est plus bas, or pour que l’eau à l’état gazeux dans les fumées se condense totalement, il faut que la température des fumées soit bien inférieure à la température dite de “rosée” (c’est-à-dire la température à partir de laquelle la vapeur d’eau des fumées se met à condenser)
Le chauffage au gaz profite donc légèrement plus de l’effet de condensation.
Autres éléments favorisant les installations au gaz, le mazout contient du soufre et génère des condensats plus acides (présence d’H2SO4), plus corrosifs pour la cheminée et l’échangeur. Le mazout a aussi tendance à émettre environ 12% de CO2 en plus que le gaz propane. De nouveaux fiouls dit « désoufrés » existent sur le marché et tentent de réduire le taux de souffre.
Émissions réelles de CO₂ à la combustion (physique, hors cycle du carbone) :
Bois: 380 Émission de CO2 [g/kWhPCI]
Charbon : 374 Émission de CO2 [g/kWhPCI]
Fioul domestique : 329 Émission de CO2 [g/kWhPCI]
Gaz propane : 270 Émission de CO2 [g/kWhPCI]
Gaz Naturel : 239 Émission de CO2 [g/kWhPCI]
Électricité : 131 Émission de CO2 [g/kWh]
Source ADAME : https://prod-basecarbonesolo.ademe-dri.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?gaz.htm
Source pour l'électricité en 2024: https://www.aib-net.org/sites/default/files/assets/eecs/Residual%20Mix/2024_Final%20_Residual%20mix%20calculation%20results_11082025.pdf
L’installation de chauffage reste compatible avec une chaudière au gaz (mis à part la citerne à mazout). Cela signifie que l’installation de la chaudière ne nécessite pas de remplacer les canalisations, radiateurs, …. Il faut cependant :
- Neutraliser votre citerne à mazout, puis éventuellement l’enlever ou la faire combler.
- Remplacer par le système d’évacuation par un adapté au chaudière à condensation.
- Achat ou location de citernes enterrées ou aérienne si vous ne disposez pas d’accès au gaz naturel
- L’entretien d’une chaudière au gaz doit se faire tous les 2 ans, même si c’est une nouvelle chaudière.
Pompe à chaleur
Il s’agit potentiellement du système de chauffage le plus économique et le plus écologique, mais il est assez onéreux. Une PAC puise la chaleur dans son environnement (air extérieur, sol ou eau souterraine) et ne consomme qu’un peu d’électricité pour transférer cette chaleur dans la maison.
La pompe à chaleur (PAC) vous ouvre la voie aux subsides de la région wallonne (de 300€ à 3600€ suivant la catégorie de revenus de votre ménage). Dès le 1er janvier, le gouvernement fédéral réduira à nouveau le taux de TVA sur les pompes à chaleur à 6% pour une durée de 5 ans. Pour pouvoir bénéficier d'un confort thermique avec une PAC, votre habitation doit déjà être bien isolée. Malgré des rendements élevés, elle risque d’occasionner un inconfort thermique dans le cas contraire. Ce qui n'est pas le cas avec des autres solutions. Elle nécessite également de la place pour l’installation d’un ballon tampon de 200 à 400 litres à l’intérieur de votre habitation.
Le Ballon tampon de la PAC :
Le recours à un réservoir tampon est indispensable pour protéger le compresseur d’une pompe à chaleur (PAC), qui en est le point le plus sensible de l'installation. Lorsqu’un cycle thermodynamique démarre, le compresseur doit fonctionner au minimum 15 minutes afin d’éviter des démarrages et arrêts trop fréquents, responsables d’une usure prématurée de votre PAC. Pour garantir ce temps de fonctionnement, il doit disposer d’un volume d’eau suffisant stocké dans un réservoir tampon.
Si la PAC alimente directement des radiateurs équipés de vannes thermostatiques, l’ouverture et la fermeture de celles-ci provoquent un débit variable. Lorsque les radiateurs se ferment, le débit chute et le compresseur ne dispose plus du flux d’eau nécessaire pour maintenir un cycle de 15 minutes. Il en résulte alors des séquences courtes de type on/off, ce qui réduit considérablement sa durée de vie. Pour atteindre la longévité prévue d’environ 25 ans, un tampon de 400 litres est généralement recommandé.
Dans le cas d’un compresseur modulant (et non d’un compresseur tout-ou-rien), un volume tampon plus faible peut suffire, autour de 200 litres. Par ailleurs, ce réservoir tampon peut également servir de stockage d’énergie lorsque l’installation est couplée à des panneaux photovoltaïques. Le surdimensionner peut être pertinent pour stocker votre surplus de production photovoltaïque.
Pour un chauffage par le sol, la situation diffère : le circuit fonctionne en débit constant et ne peut pas être fermé, ce qui permet de réduire le volume du tampon, le plancher chauffant jouant déjà le rôle d’un grand réservoir d’eau. Il peut être pertinent d’étudier si l’installation d’un chauffage par le sol est envisageable dans votre cas.
Rendement de la PAC
Les nouveaux réfrigérants permettent désormais d’atteindre des températures de sortie jusqu’à 75 °C, contre environ 55 °C auparavant. Cela améliore le confort, mais il faut garder à l’esprit que les pompes à chaleur restent des systèmes thermodynamiques : plus la température extérieure baisse, plus leur performance (COP) diminue.
Par exemple, lorsqu’il fait –10 °C dehors, le COP peut descendre autour de 2. À l’inverse, s’il fait 12 °C et que l’on chauffe à seulement 40 °C, le COP peut monter à 4 voire 5 selon les donnés fournies par les installateurs.
Concrètement, pour fournir 10 kWh de chaleur :
- avec un COP de 2, la PAC consomme environ 5 kWh d’électricité et prélève 5 kWh gratuitement dans l’air ;
- avec un COP de 4, elle ne consomme que 2,5 kWh pour récupérer 7,5 kWh dans la source gratuite.
(Le facteur SCOP est la moyenne annuelle saisonnière, tenant compte de ces variations).
Étant donné que l’électricité coûte environ trois fois plus cher que le gaz au kWh, le coût d’usage d’une PAC peut rejoindre celui d’une chaudière au gaz ou au propane. La différence sur le plan strictement économique entre les deux solutions se jouent au niveau de l’investissement. L’étude ADAME française de 2025 indique que le montant moyen du budget pour une PAC s’élève en France à 15 000€.(https://infos.ademe.fr/energies/2025/comment-maximiser-la-performance-de-votre-pompe-a-chaleur-air-eau/)
Des primes de 600 à 3 600 € suivant votre catégorie de revenus existent en Wallonie, sous condition d’audit énergétique. L’investissement se situe en moyenne entre 8 000 € et 14 000 € HTVA pour une PAC air-eau de 8 à 16 kW installation comprise (sans les radiateurs adaptés, ni le tampon). Pour les puissances supérieures à 12 kW, un raccordement triphasé est requis.
Le confort diffère également selon le système choisi :
- une PAC alimentant un chauffage rayonnant (plancher chauffant ou radiateurs basse température) procure un confort plus homogène ;
- une PAC air-air, moins chère, brasse l’air et offre un ressenti généralement moins agréable.
Des systèmes hybrides sont aussi envisageables, par exemple des combinaisons air-air avec air-eau, ou sol-eau.
De manière générale, les SCOP théoriques donnés par les installateurs sont souvent surévalués. L'étude ADAME indique que les 3,6 annoncés montre plutôt un SCOP de 3 mesurés. Les modèles double-service (chauffage + eau chaude) sont généralement plus performants que les simple-service.
Parmi les PAC eau/eau, celles avec sondes verticales se démarquent nettement des autres configurations géothermiques, les captages horizontaux et corbeilles affichant des températures de source moins stables et moins favorables.Mais l’étude reconnaît avoir trop peu de cas pour généraliser le rendement de ces configurations, car elles restent encore exceptionnelles et les coûts de mise en œuvre ne sont pas négligeables. Les PAC sur eau de nappe voient leur performance réduite par la forte puissance des pompes nécessaires.

L’utilisation d’un plancher chauffant permet de réduire d’une dizaine de degrés la température de production et d’augmenter le rendement global de la PAC. Il offre également un grand confort mais est complexe à mettre en œuvre.
L’étude des consommations électriques mesurées montrent de fortes disparités : une moyenne de 3 861 kWh/an, avec des extrêmes variant de 613 à 13 658 kWh/an. Certaines PAC consomment plus de 10 W au repos (jusqu’à 160 W), ce qui justifie de les couper en dehors des saisons de chauffe.
Il faut garder à l’esprit qu’une PAC bien configurée réduit en moyenne la facture de chauffage par deux, voire par trois dans les meilleures situations, tout en diminuant les émissions de CO₂ par un facteur 8 par rapport au fioul ou au gaz et qu’elles devraient commencer à se démocratiser. C’est sans doute la solution de l’avenir grâce à ses bons rendements.
Solution hybride
Pour financer l’achat d’une PAC hybride, vous pouvez bénéficier d’une prime pour la pompe à chaleur à pompe de la région wallonne (de 300€ à 3600€ suivant la catégorie de revenus de votre ménage) mais pas pour la chaudière qui viendra en soutien à la PAC.
Dans le cas de bâtiment ancien, il est conseillé de recourir à un système hybride : pompe à chaleur air-eau avec une chaudière à condensation qui vient en soutien à la pompe à chaleur.
Outre les radiateurs, des convecteurs basse température peuvent être raccordés à votre pompe à chaleur. Ils sont plus chers à l’achat, mais plus efficaces sur le plan énergétique.
Il est parfois possible de réutiliser vos anciens radiateurs s’ils sont suffisamment dimensionnés. Vous pouvez faire le test vous-même en réglant la température de votre chaudière sur 50 °C. Si le temps de chauffe est trop long, vos radiateurs actuels ne suffiront probablement pas.
Image schéma
Chaudière biomasse
La chaudière biomasse utilise des combustibles organiques, généralement du bois sous la forme soit de bûches, de plaquettes forestières, de granulés ou de pellets. Son bilan carbone étant aujourd'hui considéré comme neutre, elle est considérée comme une solution écologique. Cette option vous ouvre la voie aux primes de la région wallonne de 720€ à 4320€ (régime de soutien temporaire 2025-2026) suivant la catégorie de revenus de votre ménage (plus d'info: https://energie.wallonie.be/fr/aides-et-primes.html?IDC=10717).
Comptez environ 10 à 12.000 euros pour ce type de chaudière.
Aujourd’hui, la performance de la chaudière biomasse est comparable à celle de la chaudière à condensation au gaz ou au mazout. On peut raccorder celle-ci au circuit de radiateurs existant. L'alimentation de la chaudière peut se faire manuellement à intervalles réguliers ou automatiquement avec un silo de stockage. Pour fonctionner de manière optimale, une chaudière biomasse doit éviter des cycles d'allumage/extinction trop fréquents. Un ballon tampon bien dimensionner permettra à la chaudière de fonctionner de manière optimale et de stocker la chaleur excédentaire produite. Elle a quelques inconvénients : le bois et les pellets doivent être stockés dans un endroit sec, ce qui prend de la place, la densité énergétique du bois est plus faible que les combustibles fossiles ( volume plus important), plus exigeante en entretien et le prix d’achat est relativement plus élevé mais plus stable tout en permettant de développer une activité économique plus locale.
Le pellet étant un combustible solide à base de résidu de bois, sa combustion engendre nécessairement la production de cendres. Ces cendres pourront être intégrée dans des processus de compostage, gestion d’espace vert et autres solutions écologiques. Les cendres de bois (ou de pellets) contiennent de nombreux minéraux qui sont très utiles pour les sols.
L’utilisation d’un bois trop humide provoque une combustion incomplète, peu rentable et polluante
En conclusion
Pour illustrer les ordres de grandeur, une maison de 70 m²
nécessitant 10 000 kWh/an pour le chauffage engendre un coût
annuel pour le combustible d’environ :
2 800 € avec des radiateurs à accumulation (0,28 €/kWh),
1200€ avec une chaudière à condensation au propane (0,12 €/kWh),
1100€ avec une chaudière à plaquette forestière (120€/m3 pour de la plaquette forestière sèche et criblée)
1000 € avec une chaudière à condensation au gaz (0,10 €/kWh),
930 € avec une pompe à chaleur (SCOP 3 et 0,28 €/kWh),
Les solutions hybrides combinant PAC et chaudière permettent de réduire l’investissement en diminuant la puissance nécessaire de la PAC, tout en optimisant son rendement selon les saisons. L’inconvénient des systèmes mixtes, se situe au niveau de la maintenance, souvent plus complexe et de la place qu'elles occupent.